A l’instar de la chanson de Jean-Jacques GOLDMAN (« Sache que je ») qui m’avait déjà donné matière à réflexion au moment de sa sortie, je donne mon avis sur les « je t’aime » que l’on peut dire.

Bien que je n’aime pas vraiment les cases, il y a, selon moi, deux catégories : les « je t’aime » conditionnels et ceux qui ne le sont pas.

Vous est-il déjà arrivé de dire à quelqu’un que vous l’aimiez et d’attendre fébrilement que la personne vous réponde la même chose ? Je pense que c’est arrivé à beaucoup d’entre vous (nous).
Et, selon vous, à quoi est due cette fébrilité ? Peut-être parce que vous voulez vous sentir aimé car vous n’aviez pas suffisamment d’amour pour vous-même alors vous le recherchez à l’extérieur de vous… ou bien encore parce que vous vous pensez « insignifiants » et que vous attendez de l’autre qu’il vous valorise, qu’il vous donne confiance ?

Et…cela fonctionne-t-il ? Vous sentez-vous « rassasié » quand on vous donne des marques d’affection et « preuves » d’amour ?Ou malgré le fait que l’on vous dise que l’on vous aime, vous avez toujours un vide en vous, en demandez toujours plus, et avez l’impression que personne ne peut le remplir ?

J’ai une mauvaise et une bonne nouvelle pour vous 😉 : personne ne peut remplir le vide que vous ressentez ! Personne… sauf vous !

Je reviens souvent sur cette notion car elle est fondamentale pour votre bien-être et celui des autres.

Car lorsque vous apprenez à vous aimer, lorsque vous dîtes à quelqu’un « je t’aime », vous ne le tenez plus en otage pour qu’il vous réponde la même chose. Vous ne serez plus à l’affût de savoir si oui vous êtes aimé ou non… et (re)donnerez une forme de liberté à l’autre, car personne n’est « obligé » de vous répondre.

Personnellement, il m’arrive de dire à certaines personnes (famille ou amis – l’amour que l’on porte aux gens est différent, mais cela reste de l’amour) que je les aime, mais je n’attends rien en retour. Lorsque je le dis, c’est parce que j’ai envie de le dire, de le partager et non pas pour « garder les gens près de moi ». Par ailleurs, j’ai mis un terme à une relation amicale il y a plusieurs mois car je souffrais de cette relation. Et pourtant, j’aime toujours cet ami car il m’est impossible de ne plus aimer quelqu’un que j’aime, c’est la relation qui s’arrête, non pas l’amour, qui lui perdure.

Mais il m’arrive aussi parfois de ne pas répondre à quelqu’un qui me dit qu’il m’aime lorsque je sens une « oppression » et que cette personne veut juste être rassurée. Parce qu’à ce moment, je ne souhaite pas dire quelque chose par « contrainte ».

Donc, la prochaine fois que vous aurez envie de dire à quelqu’un que vous l’aimez, demandez-vous simplement si c’est pour tenter de combler un vide (voire un gouffre parfois…c’était le cas pour moi il y a quelques années :-)) ou si vous avez simplement envie de mettre des mots sur ce que vous ressentez.

Et gardez à l’esprit que chaque situation qui vous fait souffrir est une superbe occasion de travailler quelque chose en vous.

Pour finir, ce n’est pas parce que l’on a une forme d’amour pour quelqu’un, qu’on est obligé d’avoir une relation amoureuse avec cette personne. Il se peut que ce soit les « restes » d’autres vies durant lesquelles les personnes ont pu beaucoup s’aimer (« amoureusement ») et que dans cette vie-ci, le lien est bien présent mais ce peut être uniquement un « partenariat » pour s’aider mutuellement à évoluer !

Je vous souhaite plein d’amour pour vous-même et pour les autres

Lara

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