Vous le savez sans doute, il existe un triangle « bourreau, victime, sauveur » où l’on peut être tour à tour l’un des trois ou « bloquer » sur celui du sauveur (ou plutôt, c’est celui qui est le plus « visible »).

Et bien… lorsque l’on est dans la peau du « sauveur », (celui qui veut sauver tout de monde…sauf lui-même, puisqu’il est bien trop occupé à sauver les autres…), on est souvent plein de culpabilité.

On se sent coupable de ne pas avoir su « guérir », aider, secouru quelqu’un (même au péril de sa vie).

On se sent coupable de ne pas être un bon parent car on ne peut pas préserver son enfant de tout ce qui se passe dans sa vie (d’une petite chute à des difficultés d’apprentissage, d’une maladie, ou d’agression, quelle qu’elle soit).

On se sent coupable de ne pas réussir à donner tout ce dont son ou sa partenaire de vie « mérite » alors que l’on reçoit énormément.

On se sent coupable de ne pas oser mettre fin à une relation, parce que l’on pense que son/sa partenaire « a besoin de soi ».

On se sent coupable d’être heureux alors que certaines personnes dans l’entourage, ne le sont pas.

Et on peut se sentir coupable de tellement d’autres choses. Tout est prétexte à la culpabilité en réalité.

Et pourquoi ?

Je pense (et c’est mon avis personnel) que c’est essentiellement parce que l’on a … un ego démesuré !

En effet, si l’on ne prend pas sa place, si l’on a peur de faire du mal, de dire non, de s’affirmer, c’est souvent parce que l’on suppose, ou on en a la certitude (inconsciemment) que les autres ne sauront pas se débrouiller tout seuls ! Et comment peut-on croire cela si ce n’est parce que l’on se pense indispensable à l’autre ?

En réalité, on ne l’est pas du tout ! Si l’on agit, selon ses valeurs, son cœur, ses certitudes, sa vérité, on peut effectivement blesser l’autre. Mais qui est-on pour se dire que l’autre ne s’en sortira pas ? Qui est-on pour faire des choix à la place de l’Autre (car en voulant le « sauver », on l’empêche d’être responsable de sa propre vie) ? Et qui est-on pour l’empêcher de faire ses expériences de vie ? Pourquoi veut-on l’empêcher de trouver en lui ses propres ressources pour gérer peine, peurs, blessures et autres difficultés ?

Et si l’on se sauvait soi, en premier lieu ? Si l’on se préservait des difficultés qui ne sont pas les siennes ? Si l’on apprenait à être authentique, à s’exprimer, afin d’être à sa place et de permettre à chacun de prendre la sienne ?

C’est un programme que vous trouvez alléchant ?  Génial ! Je suis là pour vous accompagner…non pas pour vous sauver !

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