Voilà ! Le ton est donné ! 🙂

Vous l’aurez compris, cet article est destiné à « pacifier » les liens que l’on peut entretenir avec les parents, même avec les parents les plus « mauvais » (c’est pour trouver un adjectif qui parlera à certains d’entre vous…je ne suis en aucun cas dans le jugement ni en accord avec ce terme).

Nous avons tous à travailler notre relation à nos parents, dans des proportions plus ou moins grandes, je vous l’accorde.

Avant d’entrer plus dans le développement, je vous rappelle que nous choisissons nos parents avant incarnation parce que, justement, ils vont nous permettre de travailler certaines blessures afin d’évoluer sur le chemin de la conscience et de l’Amour de soi. Certains choisissent une évolution dans la douceur, d’autres…moins !

Et cela est valable pour chaque personne ! Il semblerait même que nous expérimentions chacun au moins 3 des 5 blessures d’âmes (pour rappel : abandon, rejet, humiliation, trahison, injustice). Donc toutes les personnes que nous allons rencontrer sur notre chemin de vie vont nous permettre, dans un premier temps, de mettre en évidence ces blessures et, dans un deuxième temps, d’y travailler, pour avancer plus sereinement. Car chaque blessure qui a été « intégrée » n’est plus à travailler et comme la relation à nous-même a été modifiée, celle en relation avec les autres s’en retrouve également modifiée (apaisée).

J’espère que ce énième rappel vous permettra d’appréhender différemment les choses.

DONC, j’en arrive à mon développement !

Je vous parlais des parents les plus « mauvais » en introduction et j’aimerais vous donner quelques exemples de ma vision des choses. Il se peut que cela froisse certaines personnes qui ont vécu des moments difficiles avec leurs parents mais je suis là pour vous aider à aller mieux et cela passe par une prise de conscience !

Par exemple :

  • un parent qui maltraite son enfant : c’est une chose très difficile à endurer pour l’enfant et la blessure peut être très profonde. Elle a besoin d’exister et sera nourrie jusqu’à ce que l’enfant soit « prêt » à travailler cette blessure. En attendant, cela donnera très probablement une personne qui sera tellement contre la violence qu’elle deviendra non-violente, pleine d’empathie, voire qui fera un métier qui sera en lien avec la protection de la veuve et de l’orphelin (des plus faibles en somme). Et c’est « grâce » à ce qu’elle a subi durant son enfance, qu’elle pourra être une merveilleuse personne, protectrice. Si elle n’avait pas eu ce genre de parent(s), elle n’aurait pas pu développer ces qualités, du moins, pas dans ces proportions.
  • un parent qui est intolérant (par rapport à tout ce qui est « hors norme » d’un point de vue sociétal) : l’enfant va développer une tolérance et un amour de l’Autre, quel qu’il soit.
  • un parent froid et distant va permettre à l’enfant de développer une générosité de cœur et une grande empathie.

Je suis d’accord qu’il est préférable de ne pas avoir des parents « extrêmes » mais c’est le parcours de vie de chacun et le choix qui a été fait avant incarnation.

Je m’adresse maintenant aux personnes qui alimentent encore de la rancœur, de l’animosité, de la colère à l’égard de ses parents. Tentez de voir ce que l’attitude de ce ou ces parents vous a permis de développer comme qualité. Ensuite, tentez de pardonner. Je sais que certaines personnes ne veulent pas entendre parler de pardon. Mais c’est une démarche qui est « égoïste », dans le sens où elle vous permet de vous libérer de ces émotions délétères qui peuvent être à l’origine de maux physiques plus ou moins graves ! Rendez-vous compte que la rancœur et la colère vous « bouffent » de l’intérieur et peuvent être à l’origine de problèmes au niveau des viscères (intestins), de l’estomac…de la gorge (problème ORL ou thyroïde). Et tant que vous n’aurez pas accepté de pardonner, vous continuerez à vous faire du mal…

Pardonner ne signifie pas forcément prendre contact avec les parents (si vous avez mis de la distance), mais, consciemment, accepter de vous libérer de ces émotions néfastes, de ne plus les nourrir et accepter de vivre réellement votre vie, d’accepter ce que le parent est.

Pour finir, j’aimerais m’adresser à toutes les personnes qui lisent cet article et qui sont parents.

Comme je l’expliquais en préambule, nous choisissons tous d’expérimenter des blessures. A ce titre, vous ne pouvez pas préserver vos enfants de tout. N’ayez aucune culpabilité par rapport à cela. Faîtes de votre mieux, selon ce qui est juste pour vous. Vos enfants devront composer avec… Tout en sachant que ce que vous pensez être un acte négatif, peut être vu comme un apprentissage.

Je vous donne là aussi un exemple : il m’arrive de gronder ma fille, qui a 5 ans et demi (et oui, il m’arrive de ne pas être zen ! ;-)). Parfois, c’est « injustifié » parce que je suis un peu plus fatiguée et que j’ai des émotions que je n’ai pas nettoyées. Après réflexion, je lui dis que je n’aurais pas dû la gronder et lui explique pourquoi (les enfants comprennent tout…même les plus petits. Et sinon, l’intention d’expliquer les choses les rassure et leur font ressentir le respect que vous avez pour eux). Et ensuite, je lui demande de bien vouloir m’excuser. Cette situation donne lieu à 3 enseignements :

  1. Que la patience est une vertu mais qu’elle a des limites. Ainsi, quand elle-même est impatiente et s’énerve, c’est quelque chose qui peut arriver. (ATTENTION toutefois aux personnes qui sont impatientes et qui s’énervent facilement ! il serait bon de chercher à savoir s’il n’y a pas une colère refoulée et, le cas échéant, en trouver l’origine)
  2. Que tout le monde peut faire des erreurs, y compris les parents ou toute autre « figure d’autorité », mais qu’il est important de les reconnaître. Donc, elle n’aura peut-être pas le souci de « perfection ».
  3. Que le pardon existe. Et qu’elle peut choisir de pardonner ou non.

Vous comprenez ainsi, avec cet exemple, que ce qui peut paraître « négatif » est source d’enseignement dont on n’a pas forcément conscience au premier abord, mais le “jeu de la Vie”. <3

Pin It on Pinterest

Share This